Les changements de la taxe foncière en France : ce qu’il faut savoir
Sommaire :
- Une progression structurelle mais modérée en 2025
- Une mise à jour majeure prévue en 2026 qui affectera aussi La Creuse
- Une hausse mécanique due à l’inflation y compris en Creuse (23)
- Des dispositifs d’exonération et de plafonnements
- Un contexte politique sensible
- Ce que cela signifie pour les propriétaires
1. Une progression structurelle mais modérée en 2025
En 2025, l’augmentation de la taxe foncière a été plutôt contenue dans de nombreuses grandes villes : les communes ont, pour la plupart, maintenu leurs taux quasiment stables à l’approche des élections municipales de 2026.
Cependant, la hausse automatique des valeurs locatives cadastrales base de calcul de la taxe a encore alimenté une augmentation générale de la taxe, même sans changement de taux voté localement.
Cette revalorisation est calculée chaque année en fonction de l’inflation notamment et d’autres paramètres techniques. Elle explique pourquoi la taxe foncière continue de progresser, même quand les collectivités ne changent pas leurs taux.
2. Une mise à jour majeure prévue en 2026 qui affectera aussi La Creuse
Le changement le plus significatif pour 2026 envisagé concerne une opération de fiabilisation des bases cadastrales.
Aujourd’hui, la taxe foncière repose sur une estimation technique de la “valeur locative cadastrale” qui remonte souvent à plusieurs décennies et ne reflète plus l’état réel des logements modernes.
Le gouvernement a décidé de mettre à jour ces fichiers pour mieux intégrer la présence d’éléments de confort.
Conséquence :
- Environ 7,4 millions de logements pourraient voir leur taxe foncière progresser à cause de ce calcul.
- L’augmentation moyenne est estimée à environ +63 € par logement.
- Ce changement vise à mieux refléter la réalité du parc immobilier, mais il suscite des inquiétudes chez de nombreux propriétaires.
3. Une hausse mécanique due à l’inflation y compris en Creuse (23)
Outre le recalcul des bases, la taxe foncière connaîtra aussi une hausse mécanique liée à l’inflation via l’indexation de la base fiscale :
Selon les dernières estimations, cette revalorisation pourrait se traduire par au minimum
+0,8 % en 2026 pour tous les propriétaires, même sans ajustement local ou calcul spécifique.
4. Des dispositifs d’exonérations et de plafonnements
Pour alléger la charge fiscale des ménages les plus modestes, l’administration a également mis à jour certains seuils d’exonération, notamment pour les retraités à revenus faibles.
Par exemple, les retraités dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil peuvent désormais bénéficier d’une exonération ou d’un abattement de taxe foncière en 2026 sous conditions.
Ces exonérations ne couvrent pas la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui reste due même quand la taxe foncière principale est réduite ou annulée.
5. Un contexte politique sensible
La fiscalité locale est un sujet sensible en période pré-électorale :
- En 2025, beaucoup de communes ont limité leurs augmentations pour ne pas mécontenter les contribuables avant les municipales.
- La perspective d’une future réforme plus large qui visait à recalculer entièrement les valeurs locatives au niveau national a été reportée ou ajustée suite aux débats politiques.
6. Ce que cela signifie pour les propriétaires
La taxe foncière en France continue d’augmenter, mais pas toujours pour les mêmes raisons :
- Des ajustements techniques des bases,
- Des indexations légales,
- Et parfois l’action des collectivités locales.
En 2026, de nombreux propriétaires doivent s’attendre à une hausse modérée, voire plus marquée si leur logement fait l’objet de corrections dans les bases cadastrales.
En résumé :
La taxe foncière en France n’est pas figée : elle évolue chaque année avec l’économie, les méthodes de calcul et les arbitrages politiques. Les changements à venir en 2026, notamment la mise à jour des bases foncières, marquent une étape importante dans la fiscalité locale et pourraient augmenter la facture pour plusieurs millions de propriétaires.
